La musique ? Je suis tombé dedans quand
j'étais petit !
C’est
en effet dès l’âge de trois ans que j'ai
commencé à apprendre
l’accordéon, aiguillé par mon
ch’timi de grand-père, musicien de bals populaires
dans le Nord de la France. Je serai par la suite le
leader du groupe « Les Pharfelus »
qui a écumé les festivités de
l’Est parisien. Depuis, le piano à bretelles
cède souvent la place au synthétiseur ou
à l’harmonica. Pour parfaire cette palette
musicale, n’oublions pas que je compose aussi des chansons,
essentiellement à vocation divertissante.
Mais je suis
avant tout un auteur !
C’est
d’ailleurs mon gagne-pain, puisque j'ai fait une
carrière de journaliste scientifique et que je suis
l’auteur de fictions et d’ouvrages
polémiques concernant le domaine médical. Mes productions sont
très variées, allant du scénario de
bande dessinée (Les Pieds Nickelés)
à la comédie de boulevard, avec une
prédilection pour l’écriture de
sketches d’humeur et d’humour. Je ne dédaigne
pas, à l’occasion, revêtir les oripeaux
du comédien, aidé en cela par une longue pratique
des estrades, des studios de télévision
(émissions pour la jeunesse) et des conférences
que je continue d’animer. Depuis peu, j'ai
décidé de revenir à ma passion, la
scène, et lance un spectacle mélangeant histoire
et chansons de mon cru qui, sous le titre: « Sauvons
Sainte-Gambille », raconte les petits
malheurs d’un village rural en ce début de XXIème
siècle.
Arsène
Chicon
Vidéos
Chansons extraites du spectacle
"Sauvons Sainte Gambille"
La grippe
aviaire
Trent’-neuf de fièvre, le nez
coulant,
Avec le feu aux amygdales,
Je me suis rendu en toussant
Faire des examens à
l’hôpital.
Sans m'avertir, on m'a
collé
En quarantaine, comme un
cobaye.
Paraît que j’avais attrapé
Un virus mortel pour la volaille.
J’ai attrapé la grippe aviaire. Ça me congestionne les poumons.
J’ai attrapé la grippe aviaire.
Je frissonne du bec au croupion.
Le matin, j’ouvre la fenêtre
Je me plante sur mes ergots
En secouant fièrement la crête,
Je pousse des grands « Cocorico ».
Tous les
infirmiers portent des gants et
des cagoules.
J’ai la chair de poule
De les voir ainsi.
Ils me gavent le jabot de cachets, de pilules.
Le gésier me brûle,
j’ai la pépie.
J’ai attrapé la grippe aviaire
Mon ventre est gonflé comme un pneu
Ça va m’arracher le derrière
Si je commence à pondre des œufs.
Le lendemain, j’ai déguerpi
En sautant du troisième étage.
A tire d’aile, je suis parti
Voir le guérisseur de mon village.
En rigolant, il m’a servi
Un grand bol de bouillon de
légumes,
Et c’est comm’ça que j’ai
guéri
De ce qui n’était qu’un vilain rhume.
Ce n’était pas la grippe
aviaire.
Leur diagnostic était bidon.
Ce n’était pas la grippe aviaire.
J’aurais dû rester à la maison.
Le matin, comme antiseptique,
J’avale un grand verre
de vin blanc.
Ça ne donne pas la colique
Comme leurs
salop’ries d’médicaments.
Mon cousin Norbert qui aime bien la plaisant’ri-e,
La bouche arrondi-e,
M’a dit « Grand dadais,
C’est parce que ton
père était dans la
gendarmeri-e
Que tu as des gènes de poulet ».
Je l’emmerde la grippe aviaire
Des doigts de pied jusqu’au menton
Je l’emmerde la grippe aviaire
On nous prend vraiment pour des pigeons.
J'aime
la bière
C’est en sortant du ventre de ma
mère
Que j’ai chanté pour la première fois.
Il fallait voir la têt’ de
l’infirmière
Quand elle a entendu ma voix.
C’est
certain’ment d’origine
génétique
Dit le méd’cin, qui n’en revenait pas.
Les gens venaient des quat’ coins d’la clinique
Pour écouter ce refrain là :
J’aime la
bière ;
J’aime la bière ;
J’aime la bière en canette ou en fût.
J’aime la
bière ;
J’aime la bière ;
J’aime la bière avec la mousse
au-d’ssus.
Parlé :
« Ça vous épate, ça, un nouveau-né qui chante ! Attendez ! C’est pas fini
J’ai
toujours eu des résultats scolaires
A la hauteur d’un bébé
chimpanzé,
Si bien qu’un jour, se mettant en colère,
Le proviseur m’a engueulé.
Vous
êtes un monument de paresse,
Un bon à rien, un cancre, une verrue.
Peut-on savoir ce qui vous intéresse ?
Sans hésiter, j’ai répondu :
Refrain
Parlé :
« Ça vous épate,
ça, un élève qui
cloue le bec à son proviseur ! Hein ? Attendez !
C’est pas fini
Un
jour, j’ me suis intéressé aux femmes.
A
quarante ans, c’est normal après tout. J’ai
pas tardé à déclarer ma flamme
A une fille
qui
m’plaisait beaucoup.
Quand
ell’ m’a dit, toute nue sous la couette « Mon
gros lapin, je veux te fair’ plaisir.
Demande-moi
la chose que tu souhaites ».
J’lui ai
répondu : « J’vais
t’ le dire ».
Refrain
Parlé :
« Ça vous épate,
ça, un
homme qui sait parler aux
femmes ! Attendez !
C’est pas fini.
Il
a fallu le décès du grand-père
Pour
que j’comprenne d’où venait ma chanson. Pendant
les condoléances au cim’tière,
Nous
étions tous en rang d’oignons,
Quand
tout à coup faisant l'effet d'une bombe,
Au
milieu des couronnes et des bouquets,
On
entendit une voix dans la tombe.
C’était
pépé qui nous chantait :
Refrain
Parlé :
« Ça vous épate,
ça, un
défunt qui chante ! Allez ! En
mémoire du grand-père, on va reprendre sa
petite chanson tous en
chœur. Vous êtes d’accord ? Alors on y
va ! Refrain
est le nom de
l'association communale dont le but est de lutter contre la
désertification du village, et si possible amener des
commerçants (qui manquent cruellement) et des pensionnaires
pour l'hospice de vieux, seule activité de la commune.
Spectacle
de 1h30 - crée en juillet
2006 (histoire + 11 chansons)
Histoire, paroles, musiques et narration/interprétation
d'Arsène
450 € à
600 € selon distance et matériel Pour programmer ce spectacle : me
contacter.
En
2007 : 2ème
Prix du Jury "Humour" et 1er
Prix du Public "Confirmé" auTremplin
"Arts de la Scène" à Dollon (72)
En
2006 : 1er
Prix ACIet Prix du Public au Festival
de la Chance à Vieux-Pont (61)
en Juillet. 3ème
Prix ACI au
Tremplin Comiques et Chanteurs" à Mortrée
(61) en juillet. 1er
Prix ACIet
Prix du Public au Tremplin
"Arts de la Scène"
à Dollon (72) en Juin.
Quelque
chose est pourri dans cette société.
Où c’est toujours les mêmes qui continuent de
galérer.
Nous autres, à la campagne, on
connaît pas les 35 heures. On travaille jour et nuit, on
n’est pas des loosers.
J’en
ai marre de conduire des engins agricoles.
Ma parole, les guignolsen bagnole ils ont vraiment du bol. Ça ne vaut pas la
peined’avoir des durillons Et
tous les doigts bouffis pour donner
à bouffer à des bouffons.
Chœur :
Arsène Je m’appelle
Arsène et j’ai la haine
Quand je les vois qui se promènent. Chœur :
Arsène Je m’appelle
Arsène et je dégaine
Dès que j’entends le mot ouikène. Chœur :
Arsène Je m’appelle
Arsène, c’est pas ma veine,
Je suis allergique au pollen. Chœur :
Arsène Je m’appelle
Arsène, et je m’ démène.
Vas-y, man’ ! remplis la benne.
Cloche :
2 coups Déjà 2
heures ? Faut pas que j’traîne !
J’en ai ras
la casquette de
bosser pour des prunes J’aim’rais
bien voir un jour la couleur de la thune
Avec les subventions que me donne l’Europe
J’ai bien du mal à payer mon gasoil,
mon Loto et mes clopes.
Au niveau des finances, on peut dire que
ça craint.
Heureusement qu’on a les œufs, les poules et les
lapins.
Les prix sont imposés par les grandes surfaces,
Race de rapace vorace qui nous menace.
Chœur :
Arsène Je
m’appelle Arsène et j’ai la haine
D’la commission
européenne. Chœur :Arsène Je
m’appelle Arsène et ça me
gène Quand
les oiseaux picorentmes graines. Chœur :Arsène
Je
m’appelle Arsène, j’ai beaucoup
d’ peine
A rester cool et zen. Chœur :
Arsène
Je
m’appelle Arsène ; et je m’
démène.
Vas-y, man’ ! décharge
la benne.
...