| Présentation |
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Monter
sur la scène après avoir enjambé la Loire
est un plaisir malheureusement trop rare pour
l’A.C.I... (Autodidacte – Cabot
’-Indépendant) que je suis !
Mais quel délice quand,
de la pénombre
de la plus petite salle de spectacles, pour une idée, un
mot, une phrase...une
chanson, un frétillement d’aise surgit et remplace
la chaleur des projecteurs !
Alors
je sais
pourquoi j’ai raturé, biffé,
déchiré, jeté mille feuilles au panier.
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C’est ainsi
qu’aujourd’hui je vous propose vingt et un titres
de ma composition : L’alphabet,
Les barriques,
Certaines, certains..., Le curé bedonnant,
L’éclusier, Epitaphe, Les factrices,
La fée Carabosse, La femme amoureuse, La fille du banquier,
Grand-papa,
Illusions, Mad’moiselle, Minois d’ange,
L’onanisme, L’oreiller, Le paradis,
Père Armand, Petit, Les troubadours, Le zigoto.
Les chansons existent
pour voyager. Une
fois écrites, il n’y a rien de pire que de les
laisser mourir dans un tiroir de
meuble, fut-il de style Louis énième.
Alors,
si des
interprètes sont intéressés par
elles...!
Merci à
tous ceux qui me suivent de
près ou de loin.
Claude
Mugnier
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| Chansons |
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(1) Tout a commencé, je
présume,
Comm’ chez des milliers de gens :
Riches, pauvres, gros, poids plume,
Débonnaires ou méchants
En brassière photographié
Sur le buffet, dans le couloir
Mère
exposant tel un Renoir
Mon derrière
sur l’oreiller. (Bis)
(2) Puis
vint le temps des porte-plumes,
L’apprentissage des pains,
De ces jeux qu’on a coutume
D’app’ler jeux de galopins.
Ah ! Qu’il fût doux de guerroyer
Et de préférer aux devoirs
Des joutes au fond du dortoir,
De mâles bataill’s d’oreiller. (Bis)
(3)
Ce
soir c’est décidé j’exhume
Le moment où restant coi,
Le cerveau comme une plume
Ce fut ma première fois.
Je me souviens qu’émerveillé
Vous effeuillant face au miroir
Nous débutâmes notre histoir’
Couchés sur un seul oreiller. (Bis)
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(4) Si un jour les yeux pleins de
brume
Que ça ne tourne pas rond,
Vous pensez tout haut nous fumes
Au lieu de dir’ - nous serons- .
Veillez à ne pas oublier
Tous les baisers remplis d’espoir,
Les accords passés dans le noir
Nos secrets dessus l’oreiller. (Bis)
(5)
Si
à cause d’un mauvais rhume
Ou d’un’ méningite aigu’
Je d’vais finir en légume :
Etendu, rompu, vaincu.
Je n’saurais trop vous remercier
D’enfouir en me disant bonsoir
Nos souvenirs dans le tiroir
Et ma tête sous l’oreiller. (Bis)
(6)
Pourtant
avant que l’on m’inhume
J’aimerais apprendre encor
La grâce de vos volumes,
Les parfums de votre corps…
Et plaise à Dieu que nos veillé’s
Se passent dans votre boudoir
M’offrant, jaillissants du peignoir
Tes seins en guise d’oreiller. (Bis)
Paroles et musique de Claude Mugnier |
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(1)
Alors
petit tu pars
avec nos souvenirs,
Alors petit c’est dit
et je m’en vais vieillir
Avec les attentions,
avec tous les mots doux
Avec le sentiment de
ne t’avoir pas tout
Dit, raconté, chanté,
comment, pourquoi et quand
Sottement retenus
comme dans un carcan.
(2)
Alors
petit tu pars
emportant tes sourir’s,
Alors petit c’est dit
et je m’en vais souffrir.
Emportant tes
colèr’s, emportant mes regrets,
Emportant tes vingt
ans et tout cela au gré
D’un maudit sablier
qui s’est encor trompé
Qui pense que la
peine est là pour s’estomper.
(3)
Alors
petit tu pars
et je te sais frémir,
Alors petit c’est dit
et je m’en vais vomir
Contre le monde
entier, contre le temps, les dieux
Qui se sont associés
pour t’emmener aux cieux.
Ce maudit sablier qui
s’est encor vengé
Haranguant le peuple
et la patrie en danger.
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(4)
Alors
petit tu pars
et déjà tu vas rire,
Alors petit c’est dit
voilà que je chavire
Car j’entends les
flonflons, l’armistice, la paix,
La trêve, le repos,
le bla-bla du respect
Du maudit sablier qui
s’est déjà tourné
Tourné et détourné et
s’en est retourné.
(5)
Alors
petit tu pars
et je reste amputé,
Alors petit c’est dit
j’irai sur ta butte et
Puis, petit à petit,
les jours et nuits passant
Je réaliserai que toi
ma chair, mon sang
Je t’aurai moins
connu que le plus inconnu
Que tous ces êtres
là, ceux que l’on porte aux nu’s.
(6)
Alors
petit tu pars
avec nos souvenirs,
Alors petit c’est dit
et je m’en vais vieillir
Avec les attentions,
avec tous les mots doux
Avec le sentiment de
ne t’avoir pas tout
Dit, raconté, chanté,
comment, pourquoi et quand
Sottement
retenus
comme dans un carcan.
Paroles et
musique de Claude Mugnier
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(1) Vous êtes
joli’ mad’moiselle
Quand, cheminant sous
votre ombrelle,
Je vous croise dans la
venelle,
Joli’
mademoiselle.
Soudain... Plus rapide
que l’aigle,
Mon œil
d’habitude très doux
Se met à jouer
les espiègles,
A devenir fou...
Alors mon esprit vagabonde
J’avou’
je laisse tout en plan
Et mes
pensé’s se dévergondent
Sur ton jupon blanc.
(2) Vous êtes
joli’ mad’moiselle
Lorsque le vent
à tire-d’aile
Bataill’ votre
toison rebelle,
Joli’
mademoiselle.
Je dérobe aux
petits potaches
Leurs rêves
fous et innocents,
Caresser leur jeune
moustache
Sur tes seins naissants,
Que m’importe
la guillotine,
Le pistolet ou le poison
Derrièr’
toi je vais, je trottine,
Je perds la raison.
(3) Vous êtes
joli’ mad’moiselle
Plus que toutes ces
sauterelles
Que l’on exhibe
pour modèle,
Joli’
mademoiselle.
Si je pouvais saisir tes
hanches
Une seule fois, je le
crois,
Chaque
journé’ serait dimanche...
Je serais le roi !
Je
t’emmènerais voir Toulouse,
J’apprendrais
en un jour l’all’mand
Si tu ouvrais pour moi ta
blouse
Sur le firmament...
(4) Vous êtes
joli’ mad’moiselle
Vêtu’
de ces quelques dentelles
Exquise et tendre
jouvencelle,
Joli’
mademoiselle.
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Chacun de tes regards
moissonne,
Sans retenu’ et
sans pudeur,
Rase les amours qui
foisonnent
Au fond de mon
cœur,
Et c’est par
tes lèvres offertes
Que sans savoir, sans
volonté
Tu y
décoch’s des flèches vertes
Comme on prend le
thé.
( 5) Vous êtes
joli’ mad’moiselle,
Pour le parfum de votre
aisselle
A vi’ je ferais
la vaisselle
Joli’
mademoiselle.
Moi qui me racontais sans
gêne
A qui voulait bien
écouter,
Que
j’étais un briseur de chaînes,
Un gars
redouté...
Je suis
désormais à l’attache
Comme un toutou, un petit
chien,
Et tes rubans sont des
cordages,
Des liens
cornéliens.
(6) Vous êtes
joli’ mad’moiselle
Léa,
Juli’, Clarisse, Estelle,
Mari’,
Cath’rine ou Isabelle
Joli’
mademoiselle.
Quel que soit ton nom de
baptême
Je veux bien
m’en aller dormir
Au jour du jour des
chrysanthèmes
Avec le sourir’,
Quel que soit ton nom de
baptême
Si c’est avec
ton souvenir
Qu’au jour du
jour des chrysanthèmes
Je m’en vais
dormir.
(7) Vous êtes
joli’ mad’moiselle
Je me permets ce brin de
zèle
Vous offrir cette
ritournelle
En clin
d’œil mad’moiselle.
Paroles et
musique de Claude Mugnier |
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