| Présentation |
|
Bonjour
et grand merci à celles et ceux
Qui auront fait l’effort de venir
jusqu’ici :
De nos jours, on le voit – et c’est très
malheureux –
Trop rares ceux qui sont épris de
poésie…
C’est, je crois, contrarié par cette voie
technique
Qu’avaient choisie pour moi professeurs et parents
Que j’ai développé la fibre
poétique
Et composé des vers dès que j’avais le
temps.
Pendant longtemps mes vers n’étaient pas
poésies
Et
ne sortaient d’ailleurs qu’aux grandes
occasions,
|
|
Me
servant à croquer les parents, les amis
En
parodiant au mieux de célèbres chansons.
Premiers chagrins d’amour, premières
idées noires
C’est à dix huit ans que
j’éprouvais le besoin
De combattre mon spleen et
trouvais l’exutoire
Par le biais de poèmes au funeste destin…
Les années ont passé et j’ai, comme
beaucoup,
Constaté le déclin de valeurs
ancestrales :
Politesse, respect, discipline et surtout
Plus aucune affection pour les valeurs morales.
C’est alors que, cherchant à concilier le tout,
J’eus l’ idée d’essayer
d’écrire quelques fables.
La Fontaine, on le sait, en avait fait beaucoup ;
Aussi je ne savais si je serais capable
D’en composer qui soient à la fois actuelles,
Inédites bien sûr et correctes aussi…
La première sortie fut si spirituelle (*)
Que je croyais finie cette péripétie…
Un poème adressé au maître fabuliste
Par lequel je venais lui demander pardon (**)
Me permit d’ajouter des fables à ma liste,
Bien qu’à côté de lui je sois
un myrmidon…
Parents et amis à qui je les lisais
Me firent compliments, les trouvèrent charmantes,
Me conseillèrent de me faire éditer…
C’est ainsi que j’entrais tout droit dans la
tourmente !
Je me fis éditer mais "à compte
d’auteur"
Et
payais pour cela une somme importante
Je fus donc imprimé, oui mais… Mon
éditeur
Fit le strict minimum : il n’y eut pas de
vente !
Ne désirant pas renouveler le contrat,
L’éditeur demanda « Que faire
de mes
livres ? »
Je les récupérais (payant encor pour
ça) ;
Vous comprendrez pourquoi j’hésite à
poursuivre…
Mes fables sembleraient bien en valoir la
peine :
J’ai
gagné le concours que fit Château-Thierry,
Ville dans laquelle est né de La Fontaine…
À ce jour, mon recueil n’est plus en librairie
Mais j’offre le transport à qui passe commande
Et dédicacerai chacun de mes recueils
À celui envers qui vous ferez la demande.
J’espère qu’à ces vers vous
ferez bon accueil…
(*)
Voir « La
nouvelle cigale et la nouvelle
fourmi » dans mon recueil
(**)
Voir « À Monsieur Jean de La
Fontaine » dans mon recueil
François
Sumien
|
|
| Fable, poème et parodie |
| Les trois frères et
les trois soeurs |
|
Trois
frères, à la cour, lors d’un bal
rencontrèrent
Trois sœurs endimanchées. Ils les
courtisèrent.
Cupidon ayant su les percer de ses traits,
Trois couples se formèrent et furent mariés.
L’aîné qui avait fait,
d’emblée, valoir ses
droits,
Avait choisi bien sur la plus belle des trois.
Le second, lui aussi, s’était
réservé celle
Qui, des deux qui restaient, était bien la plus
belle.
Le cadet, timoré et n’ayant plus le choix,
Prit celle qui restait et il s’en contenta.
Bien vite, des rumeurs coururent sur
l’aîné
Et concernaient des bois qui, sur son front
poussaient…
Ces rumeurs, démontrées, devinrent
vérités
Et l’on ne comptait plus ceux qui les justifiaient…
Le second fut l’objet de
propos infamants :
Sa femme, en le quittant, emporta tout
l’argent !
Le cadet, quant à lui, en bon père agissait
Avec les trois enfants que sa femme élevait
Tout en effectuant les tâches ménagères
Et se montrant, en plus, très bonne
cuisinière…
Si
vous ne voulez pas vous bercer d’illusions,
N’idolâtrez donc pas Vénus ou
Apollon ;
À l’aspect, préférez les
qualités de cœur :
La
plus grande beauté se trouve à
l’intérieur !
Fable primée au
Concours Littéraire Jean de la Fontaine 2007
|
 |
| Mon
petit ange |
|
Je
ressens bien souvent une présence étrange
Et le bruissement doux des ailes de mon ange…
Ça lui ferait, voyons… mais oui, trente et un
ans !
À cet âge, on n’a plus une
tête d’enfant ;
Or c’est toujours avec son visage enfantin
Que je le vois la nuit, chaque fois qu’il revient…
Comment imaginer ce qu’il serait vraiment
S’il était, comme nous, resté chez les
vivants ?
Je ressens bien souvent une présence étrange
Et le bruissement doux des ailes de mon ange…
Car je sais que c’est lui qui vient veiller sur
moi
Pour apaiser mes craintes et calmer mes émois.
La logique voudrait que ce soit le
contraire :
C’est l’enfant qui serait
protégé par le
père ;
Mais la vie a voulu qu’il en soit autrement
Et tu nous a quitté quand tu avais sept ans…
Je ressens bien souvent une
présence étrange
Et le bruissement doux des ailes de mon ange…
Comme ceux qui s’en vont alors qu’ils sont gamins
Je suis sûr que là-haut, tu es un
séraphin.
Irai-je au paradis ? Cela n’est pas
certain :
J’ai commis des pêchés, comme beaucoup
d’humains
Et pourtant j’aimerais un beau jour te revoir
Et vivre à tes
côtés toute une vie d’espoir…
Je ressens bien souvent une présence étrange
Et le bruissement doux des ailes de mon ange…
Poème primé au Concours "Ange" Art et
Fraternité 2007
|
 |
|
|